Douze étapes à vélo pour rallier douze campements de migrants


Nord littoral – mercredi 07.07.2010

Sur le modèle du Tour de France cycliste les associations organisent le « jungle tour » où les villes étapes correspondent aux camps de migrants.

Les participants sont à Calais ce soir et demain.
Trente à soixante kilomètres à vélo par jour. Non pas à l’allure de la course, mais à mesure des rencontres. Sur le modèle du Tour de France, le « jungle tour » va de campements de migrants en campements de migrants. Parti dimanche d’Arras, le « jungle tour » fait étape ce soir et demain à Calais. « Nous étions dix-huit dimanche, nous étions neuf lundi, onze mardi et nous devrions être une douzaine mercredi », se félicite Philippe Wannesson qui nuance : « C’est assez difficile de dire combien nous sommes parce qu’en fait certaines personnes nous accompagnent sur quelques kilomètres seulement. »

Promouvoir le droit d’asile
L’idée est simple. « Notre objectif est de créer un événement et de mettre en place une activité qui fasse se rencontrer la population et les migrants », précise le président de la Marmite aux idées, association calaisienne née il y a quelques mois : « Nous ne travaillons pas sur le volet humanitaire car il y a déjà beaucoup d’associations qui s’en occupent. Notre vocation est la promotion du droit d’asile et des droits des migrants. » Au cours de ce « jungle tour », les participants relient à vélo diverses villes étapes de la région, lesquelles abritent des camps où séjournent les migrants : Angres, Norrent-Fontes, Grande-Synthe, Loon-Plage, Téteghem et Calais bien sûr sont les étapes indispensables. Chacune de ces étapes est l’occasion de mener, en collaboration avec les associations locales, des actions de sensibilisation « afin de rappeler à la population, aux élus, aux médias, que le problème reste entier et qu’il est urgent de mettre en place des solutions humaines et respectueuses du droit des personnes ».

Cahier de doléances
Dans le bassin minier les participants du « jungle tour » ont pu rencontrer les migrants, les associations qui leur viennent en aide et les élus.
À Calais ils devraient rencontrer plusieurs associations – en particulier le collectif C’Sur, le Secours catholique et Médecins du monde – et les migrants lors de pauses qui seront proposées au moment des repas.
Ces entrevues donnent lieu à la rédaction d’un cahier de doléances. « Nous avons demandé un rendez-vous au préfet de Région lundi, lorsque nous arriverons à Lille. J’espère que nous pourrons lui remettre le cahier de doléances », conclut Philippe Wannesson.
A.TH.

http://www.jungletour.sitew.com http://jungletour.over-blog.com/

Nord Littoral

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