Les migrants ne sont toujours pas à côté de la déchetterie de Tatinghem

La Voix du Nord – mardi 29.12.2009

Les migrants ne sont toujours pas à côté de la déchetterie de Tatinghem

Il manque encore le branchement électrique pour l’installation prévue pour les migrants à côté de la déchetterie de Tatinghem. C’est pourquoi ils préfèrent rester dans leur vallon, aux Chartreux, à la limite de Tatinghem et Longuenesse.

PAR JEAN-MARC SZUBA

saintomer@lavoixdunord.fr

Comme nous l’avons annoncé, la communauté d’agglomération de Saint-Omer (CASO) a décidé de s’associer aux associations humanitaires qui agissent en faveur des migrants. Déjà l’année dernière, une salle avait été mise à disposition, près de la mairie d’Arques. Mais elle se trouvait trop loin du péage de l’autoroute où certains se rendent la nuit dans l’espoir de monter dans un camion qui rejoint l’Angleterre.

Cette fois, un terrain a été sommairement aménagé à l’arrière de la déchetterie de Tatinghem. Sur une base de palettes ont été installées deux tentes. La plus grande est prévue pour le couchage, l’autre pour des activités diverses, repas, détente, consultations. L’installation a été complétée par un petit bâtiment amovible, comme on en voit sur des chantiers, pour les sanitaires et les douches. Mais, pour le moment, il n’y a personne. La raison essentielle est que le site ne bénéficie pas encore de l’électricité, donc pas question d’avoir une douche chaude.

« On a fait visiter cette installation à quelques migrants. Mais, comme il n’y a rien de plus pour le moment ici, alors ils préfèrent rester là où ils sont, sans compter qu’ils ont toujours peur d’un changement qui les rendrait plus vulnérables par rapport à la police ou la gendarmerie », remarque Claude, d’Emmaüs.

Avec d’autres bénévoles, il va ensuite jusqu’à leur campement, dans un vallon, aux Chartreux, à la limite de Tatinghem et de Longuenesse. Ils s’y rendent régulièrement avec de la nourriture, des vêtements. En ce moment, les migrants sont treize, jeunes, certains certainement mineurs. On échange des poignées de mains et on bricole avec quelques mots d’anglais. La chaleur humaine n’a pas forcément besoin de traduction.

Nathalie, une des bénévoles, s’occupe de leur santé. « Il y a des cas de gale. Ce n’est pas facile à traiter car il faut se doucher en appliquant un produit, attendre une heure, se doucher à nouveau puis remettre des habits propres. » Pour Claude, l’effectif du camp actuel tourne entre quinze et vingt. Quand on lui dit que le nouveau site à Tatinghem devrait pourtant être attractif car il n’est pas loin du péage de l’A 26, il remarque. « Pas forcément. Il semble que ça ne marche plus pour le moment par l’autoroute. Beaucoup de ceux qu’on voit dans l’Audomarois essayent de passer par Calais. Si ça ne réussit pas, ils reviennent ici pour prendre un peu de repos. » •

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