France : De plus en plus d’enfants des rues

LeJDD.fr / 28 Novembre 2009

De plus en plus d’enfants des rues

A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, les associations rappellent l’urgence d’agir pour les 5000 à 6000 enfants en situation de rue, en France.

Sans attaches, livrés à eux-mêmes, ils n’ont qu’un but : survivre. Dans des squares, dans le métro ou sous les ponts, ils sont plus de 5000 enfants à vivre ainsi sur le territoire français. A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, l’Unesco a rappelé, jeudi à l’occasion d’un colloque, le devoir d’agir pour ces enfants à l’avenir menacé.

Avant 2007, les principaux mineurs en situation de rue venaient de Roumanie, d’Albanie, du Congo ou encore d’Angola. Depuis, les jeunes originaires d’Afghanistan sont devenus la première nationalité – en particulier à Paris et dans le Nord de la France. Certains arrivent par avion, d’autres par voie terrestre ou par bateau. "Avant les mineurs étaient en situation d’errance à Paris, mais pas dans leur pays. Maintenant, ils sont rentrés dans un cercle de circulation internationale et ce sont des errants où qu’ils aillent", explique Alexandre Le Clève, président de l’association Hors la rue.

Pour établir un contact de confiance, il faut aller à leur rencontre. "Ils pratiquent la mendicité, le vol, la prostitution, raconte Morgane Siri, psychologue pour Hors la rue. Ce qu’on cherche, c’est les mettre à l’abri, leur permettre d’avoir un espace de parole." Dès l’âge de 5 ans, parfois, ces enfants arpentent les rues, agrandissant leur "tribu" au gré des rencontres d’autres enfants dans la même situation. Mais, tous n’arrivent pas seuls. Certains ont une famille qui vit en périphérie des grandes villes. L’enfant, lui, erre dans les rues la journée ou travaille pour ramener de l’argent à sa famille.

Une expertise osseuse pour déterminer l’âge

Pourtant, en France, tous peuvent être scolarisés jusqu’à l’âge de 16 ans. "Ensuite, ils peuvent continuer mais ce n’est pas obligatoire et leur dossier peut être refusé", commente Sandrine Turkieltaub, chargée de mission de l’association infoMIE, un centre de ressources à destination des travailleurs sociaux en contact avec les mineurs isolés. La détermination de l’âge est donc importante, or beaucoup d’enfants ne le connaissent pas. Une expertise osseuse peut être réalisée à la demande des institutions judiciaires. "Mais elles ne le font pas. Ce sont les Conseils généraux, non habilités à pratiquer l’expertise, qui s’en chargent. Sans oublier qu’elle n’est scientifiquement pas très fiable, avec une marge d’erreur de 18 mois", déplore Sandrine Turkieltaub.

La première mission de l’association Hors la rue consiste à ouvrir des ateliers de français pour faciliter l’intégration des enfants. "Nous créons aussi des ateliers culturels ainsi que des ateliers de sport, décrit Morgane Siri. Ce sont des enfants qui, avant tout, ont besoin de jouer." Le fléau des enfants des rues s’est développé en France depuis une dizaine d’années. Son combat rencontre des obstacles d’organisation. D’un service d’aide social à un autre, les pratiques diffèrent. Sandrine Turkieltaub regrette "que l’Etat n’ait pas déboursé un centime pour le fond de la protection de l’enfance, alors que la loi du 5 mars 2007 lui impose le versement d’une somme annuelle."

Des efforts aboutissent: un groupe interministériel a été créé le 15 novembre dernier sur le sujet. De leur côté, les régions, en collaboration avec les associations, multiplient les démarches afin de créer de nouveaux centres d’accueil. Le 19 novembre, le conseil régional d’Ile-de-France a soutenu l’ouverture d’une plateforme, avec l’association France Terre d’Asile, dans le 10ème arrondissement de Paris.

Source

About these ads

2 commentaires sur “France : De plus en plus d’enfants des rues

  1. BONJOUR JE M APPELLE ODILE JE SUIS DU COLLEGE CHARLES PEGUY ET NOUS VOUDRIONS MON EQUIPE ET MOI VENNIR VOUS POSEZ DES QUESTION SURE VOS ACTIVITéES ET SANSIBILISER LES JENS GRACE A VOTRE INTERVENTION MERCI D AVANCE ? VEUILLEZ ME REPONDRE DANS LES PLUS BREVES DELAIT ANCORE UNE MERCI ET ABIENTOT.

  2. A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, les associations rappellent l’urgence d’agir pour les 5000 à 6000 enfants en situation de rue, en France.

    Sans attaches, livrés à eux-mêmes, ils n’ont qu’un but : survivre. Dans des squares, dans le métro ou sous les ponts, ils sont plus de 5000 enfants à vivre ainsi sur le territoire français. A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, l’Unesco a rappelé, jeudi à l’occasion d’un colloque, le devoir d’agir pour ces enfants à l’avenir menacé.

    Avant 2007, les principaux mineurs en situation de rue venaient de Roumanie, d’Albanie, du Congo ou encore d’Angola. Depuis, les jeunes originaires d’Afghanistan sont devenus la première nationalité – en particulier à Paris et dans le Nord de la France. Certains arrivent par avion, d’autres par voie terrestre ou par bateau. « Avant les mineurs étaient en situation d’errance à Paris, mais pas dans leur pays. Maintenant, ils sont rentrés dans un cercle de circulation internationale et ce sont des errants où qu’ils aillent », explique Alexandre Le Clève, président de l’association Hors la rue.

    Pour établir un contact de confiance, il faut aller à leur rencontre. « Ils pratiquent la mendicité, le vol, la prostitution, raconte Morgane Siri, psychologue pour Hors la rue. Ce qu’on cherche, c’est les mettre à l’abri, leur permettre d’avoir un espace de parole. » Dès l’âge de 5 ans, parfois, ces enfants arpentent les rues, agrandissant leur « tribu » au gré des rencontres d’autres enfants dans la même situation. Mais, tous n’arrivent pas seuls. Certains ont une famille qui vit en périphérie des grandes villes. L’enfant, lui, erre dans les rues la journée ou travaille pour ramener de l’argent à sa famille.

    Une expertise osseuse pour déterminer l’âge

    Pourtant, en France, tous peuvent être scolarisés jusqu’à l’âge de 16 ans. « Ensuite, ils peuvent continuer mais ce n’est pas obligatoire et leur dossier peut être refusé », commente Sandrine Turkieltaub, chargée de mission de l’association infoMIE, un centre de ressources à destination des travailleurs sociaux en contact avec les mineurs isolés. La détermination de l’âge est donc importante, or beaucoup d’enfants ne le connaissent pas. Une expertise osseuse peut être réalisée à la demande des institutions judiciaires. « Mais elles ne le font pas. Ce sont les Conseils généraux, non habilités à pratiquer l’expertise, qui s’en chargent. Sans oublier qu’elle n’est scientifiquement pas très fiable, avec une marge d’erreur de 18 mois », déplore Sandrine Turkieltaub.

    La première mission de l’association Hors la rue consiste à ouvrir des ateliers de français pour faciliter l’intégration des enfants. « Nous créons aussi des ateliers culturels ainsi que des ateliers de sport, décrit Morgane Siri. Ce sont des enfants qui, avant tout, ont besoin de jouer. » Le fléau des enfants des rues s’est développé en France depuis une dizaine d’années. Son combat rencontre des obstacles d’organisation. D’un service d’aide social à un autre, les pratiques diffèrent. Sandrine Turkieltaub regrette « que l’Etat n’ait pas déboursé un centime pour le fond de la protection de l’enfance, alors que la loi du 5 mars 2007 lui impose le versement d’une somme annuelle. »

    Des efforts aboutissent: un groupe interministériel a été créé le 15 novembre dernier sur le sujet. De leur côté, les régions, en collaboration avec les associations, multiplient les démarches afin de créer de nouveaux centres d’accueil. Le 19 novembre, le conseil régional d’Ile-de-France a soutenu l’ouverture d’une plateforme, avec l’association France Terre d’Asile, dans le 10ème arrondissement de Paris.

    Source

    Publié dans Infos
    « Italie : pour Noël, un maire chasse les immigrés
    Chet Nuneta à Fruges »

    J’aime
    Soyez le premier à aimer ce post.
    Réponses

    1.

    BONJOUR JE M APPELLE ODILE JE SUIS DU COLLEGE CHARLES PEGUY ET NOUS VOUDRIONS MON EQUIPE ET MOI VENNIR VOUS POSEZ DES QUESTION SURE VOS ACTIVITéES ET SANSIBILISER LES JENS GRACE A VOTRE INTERVENTION MERCI D AVANCE ? VEUILLEZ ME REPONDRE DANS LES PLUS BREVES DELAIT ANCORE UNE MERCI ET ABIENTOT.
    *

    Par ODILE HEJNSDORF le janvier 21, 2011
    à 12:39

    Répondre

    Laisser un commentaire Annuler la réponse.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Nom *

    Adresse de contact *

    Site web

    Commentaire

    Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML :

          
    
    M’aviser des nouveaux commentaires par courriel.
    
    Avertissez-moi par courriel lors de la parution de nouveaux articles.
    
    Catégories
    
        * Agenda
        * Carnet de route
        * Carte des jungles
        * Chanson
        * Contact
        * Infos
        * Lexique
        * Manifeste
        * Nous aider
        * Outils pédagogiques
        * Pétitions
        * Présentation de l'asso
        * Rapports
        * Recommandations
        * Vidéos / Photos

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s