Nonrrent-Fontes : Six mois de prison pour trois Érythréens

La Voix du Nord – lundi 12.10.2009

Six mois de prison pour trois Érythréens accusés d’être des passeurs

Ils étaient au départ six. Six Érythréens interpellés dans la nuit de mercredi à jeudi sur l’aire de repos de l’A26 de Saint-Hilaire-Cottes et placés en garde à vue (voir notre édition de vendredi). Arrêtés par les gendarmes de la compagnie de Béthune au cours d’un dispositif de surveillance « pour juguler des faits de violence sur cette aire, entre migrants -premières victimes- ou envers les routiers », expliquait jeudi le capitaine Dubois, commandant de la compagnie de Béthune. …

Trois avaient été interpellés alors qu’ils tentaient de faire monter dans les remorques des poids lourds en stationnement une vingtaine de leurs compatriotes trois autres avaient été découverts durant la fouille des camions.

Au terme de leur garde à vue, seuls les trois premiers ont été déférés au parquet de Béthune, vendredi, pour être jugés en comparution immédiate en fin de journée.
Guides ou passeurs ?

Les trois Érythréens ont tenté de convaincre le tribunal qu’ils n’étaient pas des passeurs. « Leur défense a essayé de faire valoir le fait qu’ils ont été trouvés sans argent sur eux, expliquait hier le capitaine Dubois. Mais la présidente a aussitôt précisé qu’ils n’avaient pas d’effets personnels lors de leur interpellation, chose étrange pour des gens qui aspirent à gagner l’Angleterre… » Les réponses des Érythréens n’ont pas convaincu : ni les vêtements qui auraient brûlé sur le camp en début de semaine dernière, ni l’excuse de l’enrhumé qui ne veut pas contaminer ses compatriotes. Eux ne se disent pas passeurs, ils avaient juste « un rôle de guide à l’arrière des camions ».

Le procureur n’a pas, non plus, été convaincu et a requis, pour chacun d’eux, une peine d’un an de prison. Peine divisée par deux au final puisqu’ils ont écopé de six mois de prison ferme et ont été incarcérés à la maison d’arrêt de Béthune.

Le capitaine Dubois, sans commenter la décision de justice, est revenu sur l’affaire : « Pour nous, en menant ce type d’opération, le but c’est d’envoyer un message aux passeurs. Leur faire comprendre que, potentiellement, ils s’exposent à une interpellation en flagrant délit s’ils tentent de faire passer des étrangers en situation irrégulière ». •

STÉPHANE DEGOUVE

Source

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