Angres : Vingt-huit migrants relâchés hier après-midi campent devant la mairie

La Voix du Nord – mercredi 09.09.2009

Angres : Vingt-huit migrants relâchés hier après-midi campent devant la mairie

Sur les 85 migrants interpellés hier matin, 28 ont été relâchés dans l’après-midi (lire ci-dessus et ci-contre).

Les bénévoles ont décidé de monter un camp devant la mairie pour les héberger.
À 17 h 30, hier, les bénévoles du réseau Fraternité Migrants ont distribué à manger et à boire aux Vietnamiens. Mais très vite, la question s’est posée de la suite. Quand Yves Monard, le directeur départemental de la sécurité publique (la patron de tous les policiers du département) s’est présenté, une discussion franche s’est ouverte entre lui, les bénévoles et le maire d’Angres. Un bénévole : « Nous, on aurait aimé qu’il y ait autant de policiers pour protéger les migrants quand la mafia est venue les agresser ! » Pas de réponse du directeur.

« Écoeurement »

Sur les 85 migrants arrêtés, 28 ont été relâchés hier après-midi. Bruno, un membre de Fraternité Migrants, expliquait : « La police m’a appelé en me disant : « Vous pouvez venir les prendre en charge, s’il vous plaît ? » ». Pour Yves Monard, qui nous a contacté, des solutions d’hébergement ont été proposées aux migrants mais elles ont été refusées. Il s’agissait de foyers (lire ci-contre ). Mais précisait le directeur, « ils auraient été répartis dans plusieurs lieux. Ils n’auraient pas pu être tous ensemble ».

Les 28 migrants ont passé cette nuit sous des tentes que les bénévoles ont apportées, devant la mairie. Le maire d’Angres justement, Maryse Roger-Coupin, soulignait hier que les migrants chassés étaient « une population très propre, très polie, très correcte. Ils n’ont jamais eu aucun problèmes avec les habitants d’Angres. » Un autre bénévole prédisait la situation, dès hier matin : « Il n’y a pas de solution à ce problème qui est sans fin. Je ne ressens pas de la colère mais de l’écoeurement parce qu’on ne résout rien en les chassant de ce camp. Ceux qui vont être relâchés vont se retrouver dans la rue et n’auront plus rien. Un autre camp va se monter ailleurs. On aura résolu quoi ? Les mafieux qui les ont agressés, ils ne sont pas inquiétés. On n’a rien résolu ce matin (hier, en les chassant). » • S. R.

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