Les migrants sont à Mardyck depuis le début de l’été

La Voix du Nord – samedi 05.09.2009

Les migrants sont à Mardyck depuis le début de l’été

Après Loon-Plage, Téteghem et Grande-Synthe, voilà qu’un quatrième camp de migrants a vu le jour, cet été, à proximité du port Ouest, en face de l’usine Polimeri. La sous-préfecture confirme, mais indique que le camp a été déserté suite à une descente de police. À Mardyck, pourtant, les habitants constatent toujours la présence de ces nouveaux voisins.

PAR ESTELLE JOLIVET
dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO : JEAN-CHARLES BAYON

« Un jour que nous allions distribuer des vivres aux migrants du camp de Loon-Plage, un homme m’a tiré par la manche. Il me disait « Mardyck ! Mardyck ! » Je ne comprenais pas. » Christian Hogard, qui animait cet été le camp des enfants du Secours populaire à Gravelines avec lequel il allait distribuer aux migrants les surplus de nourriture a, ce soir-là, suivi le migrant qui l’interpellait. Direction Polimeri et les dunes du port industriel. À droite, puis à gauche, jusque dans les petits chemins de terre et un camp « d’une trentaine de personne s, sur le territoire de Mardyck ».
Le jour où nous avons eu l’occasion de visiter ce camp de fortune, construit sur le même modèle que tous les autres – des toiles tendues au-dessus de palettes -, ses occupants l’avaient déserté, sans doute chassés par la police. La sous-préfecture confirme. « Il y a eu un camp près de Polimeri, à Mardyck, sur lequel des interpellations ont eu lieu. Mais l’implantation était très limitée, seulement quelques individus. Actuellement, il n’y a plus personne. » Les habitants de Mardyck ne sont pas d’accord. Ce sont eux qui ont commencé à se plaindre à leur maire de la présence dérangeante de ces nouveaux voisins, il y a quelques mois. « Ils sont inquiets, ils disent que je dois faire quelque chose, relate Gérard Blanchard, maire délégué. J’ai appelé la police, qui fait des rafles de temps en temps, mais les migrants reviennent. » Au coeur du village, le patron du Pub Mardyckois, Jean-Claude Scheercousse, confirme « en voir depuis six mois. Ils viennent acheter des cigarettes, demander de l’eau. Je ne refuse pas, mais il faut limiter, sinon ils viendraient tous faire la queue devant le magasin ».
Comme à Loon-Plage, le « camp provisoire » est dressé dans une zone isolée, protégée par une poignée d’arbres. Sans point d’eau, ni source de nourriture à proximité. Sauf dans les huttes des chasseurs, dont les terrains environnants sont truffés (lire ci-contre). Ce qui fait craindre « un accident » à Gérard Blanchard. •

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