L’Igad demande à l’ONU d’appliquer les sanctions contre l’Erythrée

Article AFP – 09/07/03

L’Igad demande à l’ONU d’appliquer les sanctions contre l’Erythrée

ADDIS ABEBA (AFP) — L’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad, six pays d’Afrique de l’est) a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des sanctions contre l’Erythrée, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères éthiopien.

L’Ethiopie, qui préside actuellement l’Igad, a convoqué une réunion des ambassadeurs des Etats membres mardi à Addis Abeba, pour discuter de la situation en Somalie, et de la récente décision de l’Union Africaine (UA) de sanctionner l’Erythrée pour son soutien aux insurgés islamistes somaliens.

« L’Igad appelle le conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures urgentes afin d’amener une paix durable et la stabilité en Somalie », indique le texte transmis mercredi à l’AFP et qui rappele la décision de l’UA.

Le président du Conseil des ministres de l’Igad, le chef de la diplomatie éthiopienne, Seyoum Mesfin, a estimé que « le problème de la Somalie menace la Corne de l’Afrique, et que le Conseil (de sécurité de l’Onu) devrait prendre des mesures immédiates pour résoudre la difficile situation du pays ».

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 53 Etats membres de l’UA, réunis en sommet à Syrte en Libye, avaient appelé le 3 juillet l’ONU à imposer des sanctions à l’Erythrée, pays accusé de participer à la déstabilisation de la Somalie en armant les islamistes radicaux.

Cet appel de l’Igad intervient alors que le président somalien Cheikh Sharif Ahmed effectue une visite de deux jours en Ethiopie, durant de laquelle il s’est entretenu avec le Premier ministre Meles Zenawi et M. Seyoum.

Le président somalien a déclaré après sa rencontre avec M. Meles que son pays « soutenait fermement la décision du 13e sommet de l’UA sur l’Erythée qui soutient les groupes terroristes », selon un autre communiqué du ministère éthiopien des Affaires étrangères.

Les deux pays ont également appelé au renforcement de l’Amisom, la force de paix de l’UA en Somalie, qui ne compte que 4.200 soldats ougandais et burundais, contre les 8.000 prévus au début de son déploiement en mars 2007.

Au cours d’une réunion à Addis Abeba, des représentants de l’opposition érythréenne en exil ont également plaidé pour l’imposition de sanctions même si les populations érythréenne doivent en souffrir.

« Bien sûr qu’imposer des sanctions est toujours difficile, le peuple irakien par exemple en a souffert », a déclaré à l’AFP Woldeyesus Ammar, de l’Alliance démocratique érythréenne (EDA, basé en Allemagne).

« Nous soutenons des sanctions ciblées, et les décisions qui feront mal au régime », a-t-il ajouté dénonçant le régime « irresponsable et aventurier » d’Asmara « qui doit quitter (le pouvoir) dans les plus brefs délais ».

Selon l’EDA, le régime du président Issayas Afeworki « est rejeté par le peuple, ses voisins et la communauté internationale dans son ensemble. Ses violations de la vie humaine, ses relations avec le reste du monde ne sont pas acceptables ».

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