Film : « Un aller simple pour Maoré »

Film : « Un aller simple pour Maoré » / en salles depuis le 4 février 09

“Un aller simple pour Maoré”, un documentaire long-métrage 84mn réalisé par Agnès Fouilleux. Le film revient sur un épisode récent de notre histoire jamais relaté dans les médias. Il décrit les ingérences du gouvernement français aux Comores depuis la décolonisation et son corollaire : l’émigration clandestine à Mayotte.

Festival International du Film des Droits de l’Homme Paris 2008
Festival Vues d’Afrique Montréal 2008
Sélectionné au Festival FIFIG de l’île de Groix 2007
Sélectionné au FIPATEL Biarritz 2008
Diffusion sur France O 2008

Mayotte (Maoré), c’est une île que la plupart des Français métropolitains seraient bien incapables de situer sur une carte, une île très souvent assimilée à la Polynésie. Mayotte fut une des Comores, pas très loin de Madagascar et de la Réunion, quelque part dans l’Océan Indien. Sauf que Mayotte a eu un destin singulier. Sous pression de l’ONU, la France se décide en 1974 à organiser un référendum pour l’autodétermination mais, contrairement aux engagements pris auprès de l’ONU, elle décide de différencier le sort des îles. Seule Mayotte, dans des conditions assez troubles décide de rester rattachée à la France. Mais ce maintien ne sera jamais reconnu ni par l’ONU ni par l’OUA.
Depuis, la France a nourri l’instabilité chronique des institutions comoriennes (avec l’aide d’un certain Bob Denard), rendant exsangues et non viables des îles qui ont donc connu une immigration massive, temporaire et définitive, des Comoriens vers la France métropoitaine mais aussi vers Mayotte. Et la situation des « clandestins » comoriens s’est totalement dégradée dans une île qui compte un tiers de sa population sans papiers : mineurs séparés de leurs parents expulsés et errant sans soins ni ressources à Maoré ; centres de rétention insalubres détenant de jeunes enfants ; exactions des gendarmes qui n’hésitent pas à brûler les habitations de fortunes. On est en plein enfer.
La réalisatrice totalement indépendante Agnès Fouilleux (sans production ni télévision) a su parfaitement mettre en corrélation l’histoire coloniale de l’île et la situation humanitaire dramatique actuelle pour un réquisitoire sans appel contre une politique répressive qui fleure mauvais le colonialisme rance.

Plus d’infos sur le film et les lieux de diffusion : http://www.lesfilms.info/Dans%20les%20salles….html

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