Loon-Plage : Les migrants chaudement invités à accepter un hébergement

Les migrants chaudement invités à accepter un hébergement

mercredi 17.12.2008 – La Voix du Nord

Hier matin à Loon-Plage, une opération menée par la Police aux frontières (PAF) sur le Port autonome de Dunkerque, s’est soldée par l’appréhension d’une quarantaine de clandestins ayant établi leur campement près du terminal ferry. Selon la police, il s’agissait de leur proposer un hébergement dans des centres d’accueil pour échapper à la dureté des conditions climatiques.

 

PAR ALEXIS CONSTANT
dunkerque@lavoixdunord.fr « Nous agissons sur réquisitions du procureur de la République. Il y a d’une part le facteur dû aux conditions climatiques. Nous proposons aux clandestins des hébergements en centre d’accueil. Mais cette évacuation s’explique d’autre part pour les besoins d’une enquête en cours, suite à l’agression d’un chauffeur routier », explique un capitaine de la Police de l’Air et des frontières (PAF), pour justifier le déploiement des forces de l’ordre.

Très tôt hier matin, autour du terrain vague du port autonome, à l’entrée du terminal ferry, la police a quadrillé le secteur.

Les fonctionnaires se sont alors évanouis dans le brouillard compact et froid pour aller débusquer les étrangers en situation irrégulière qui subsistent dans des campements de fortune près de la voie ferrée. « Ils sont presque tous volontaires pour aller au chaud, dans des centres d’hébergement », relate un policier. Les non volontaires seront gardés une journée puis relâchés dans la nature.

Le petit groupe de migrants, une quarantaine d’étrangers pour moitié Irakiens, pour l’autre Afghans, se sont laissés docilement guider par les policiers, appuyés par des interprètes, qui les ont installés dans des estafettes, direction les centre d’accueil de la région. « Il n’y a eu aucun incident pendant les opérations. Ici, en général, ça se passe sans aucun problème », confie sur place un fonctionnaire de la PAF.
Pendant ce temps-là, à l’initiative du port autonome de Dunkerque, qui s’inquiète des conditions sanitaires et de sécurité sur ses terrains, des pelleteuses ont détruit les squats.

Aussitôt l’opération terminée, la Ligue des droits de l’homme (LDH) a tenu à faire part de sa « consternation » : « Oui, nous protestons, dans la mesure où la sous-préfecture nous avait promis que pendant la période hivernale, il n’y aurait pas de destructions de camps », s’insurge Jean Sename qui croit avoir trouvé une explication à cette expulsion : « La venue de Michèle Alliot-Marie, vendredi, a dû susciter un élan particulier de la part des autorités ».
De toute de façon, il est fort à parier que d’ici l’arrivée de la ministre de l’Intérieur, les squats auront refleuri autour du terminal ferry.

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