Steenvoorde : première semaine d’aide humanitaire

La voix du nord – samedi 06.12.2008

La solidarité trouve son rythme de croisière à Steenvoorde 

Au sous-sol de la maison paroissiale, on trie les vêtements donnés pour les migrants. : Nord Eclair

Les bénévoles de Terre d’errance Steenvoorde vont arriver demain au terme de leur première semaine d’aide humanitaire aux Érythréens. Leur premier bilan est plutôt satisfaisant, même si beaucoup de choses restent à faire. Et toujours avec le sentiment de s’attaquer aux effets d’un problème que les gouvernements n’ont pas réglé.

PAR CHRISTIAN TAFFIN

hazebrouck@lavoixdunord.fr Avec environ soixante-dix bénévoles qui se sont engagés fermement, plus une vingtaine qui sont prêts à se mobiliser si le besoin s’en faisait sentir, les responsables de Terre d’errance Steenvoorde respirent mieux. Le noyau de créateurs de l’association, autour de Damien Defrance et de l’abbé Lener, ne comptait que cinq personnes pour tout mettre en place la semaine dernière : « On a été la tête dans le guidon et on a géré l’urgence », confie Damien Defrance, devenu cette semaine le président de l’association.

Forcément, « maintenant c’est plus cool avec une équipe de bénévoles qui s’est mise au travail. Chacun prend bien en charge son service, sa mission ».

Les dons, en argent et en vêtements, arrivent bien. La maison paroissiale, siège de l’association, est devenue le quartier général de l’aide humanitaire.

Les bénévoles s’y relayent pour trier et ranger les vêtements donnés pour les migrants.

« Il y a un formidable élan de solidarité de la population, ça dépasse largement notre clocher », se réjouit Damien Defrance. « Personne ne nous met de bâtons dans les roues pour l’aide humanitaire », complète l’abbé Lener. « On a aussi le soutien moral de nombreux maires des communes voisines. Il y a du monde derrière nous », ajoute Damien Defrance.

Dès le retour des statuts, qui ont été expédiés en début de semaine à la sous-préfecture, l’association lancera les adhésions.

Tout n’est pas idyllique pour autant. « Ce qui est terrible, c’est qu’il n’y a pas de solution. Au niveau politique, on est dans l’impasse », résume Damien Defrance.

Plus prosaïquement, au quotidien, ce n’est pas facile non plus. Ainsi, avec les pluies diluviennes tombées pendant la nuit de jeudi à hier, les tentes ont pris l’eau et des couchages ont été mouillés.

Ces problèmes viennent renforcer le sentiment qu’il fallait faire quelque chose et que le moment était bien choisi, selon Damien Defrance : « C’était le week-end où il commençait à faire vraiment froid. Tout le monde s’est dit que, si on n’avait pas réagi, ça aurait été insupportable.

» Côté migrants, les maigres contacts dans des rudiments d’anglais quand la confiance s’établit vont dans le même sens. Steenvoorde et ses tentes, pour les Érythréens, c’est pas le Pérou, mais ils apprécient ces mains tendues. •

Les rédactions de Nord Eclair / la Voix du Nord

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